martes, febrero 28, 2006

Le Venezuela dans la ligne de mire de Washington

Le Venezuela dans la ligne de mire de Washington
par Salim Lamrani*
Depuis le début de l’année 2006, les attaques verbales des dirigeants états-uniens contre le Venezuela ont redoublé. Le secrétaire états-unien à la Défense, Donald Rumsfeld, a comparé le président Hugo Chàvez à Hitler, une insulte qui n’est pas isolée et qui fait suite aux appels au meurtre prononcés contre le président vénézuélien par Pat Roberston. Face au basculement à gauche de l’Amérique latine, l’administration Bush semble bien décidée à empêcher une réélection du dirigeant bolivarien. Il semble en effet aujourd’hui acquis que la construction de la Zone de libre-échange des Amériques dont rêve la Maison-Blanche ne pourra se construire que sur les cendres d’un contre-modèle bolivarien qu’il devient urgent d’abattre.

L’hostilité des États-Unis envers le gouvernement du président Hugo Chàvez prend une tournure de plus en plus inquiétante. Dans un document récent, le Pentagone a qualifié la « résurgence des mouvements autoritaires et populistes dans certains pays, comme le Venezuela [de] source d’instabilité politique et économique ». Cette déclaration est d’autant plus préoccupante que le département de la Défense ne cite quasiment jamais de pays dans son étude stratégique (Quarterly Defense Review), publiée tous les quatre ans et qui se limite à des tendances générales [1].

Quelques jours auparavant, le secrétaire à la Défense états-unien, M. Donald Rumsfeld, avait comparé M. Hugo Chávez à Hitler devant le National Press Club de Washington. « Au Venezuela, on a Chávez qui a beaucoup d’argent du pétrole. Il a été élu légalement tout comme Adolf Hitler. Puis il a consolidé son pouvoir et maintenant, il travaille avec Fidel Castro, M. Morales et d’autres », a-t-il souligné [2]. « Nous avons vu certains leaders populistes attirer les masses populaires dans ces pays. Et des élections ont lieu comme celle d’Evo Morales en Bolivie, qui sont clairement préoccupantes », a-t-il conclu [3].

La réponse vénézuelienne ne s’est pas faite attendre. Le vice-président de la République, M. José Vicente Rangel, a fermement condamné les propos agressifs de M. Rumsfeld : « Nous ne sommes pas disposés à accepter passivement que le gouvernement national […] soit agressé impunément par des personnes totalement disqualifiées du point de vue politique, moral et éthique, comme la bande qui accompagne le "Hitler nord-américain" George Bush » [4].

De son côté, le directeur des services de renseignements, M. John Negroponte, a accusé le Venezuela de « lancer une politique étrangère militante en Amérique latine qui inclut la livraison de pétrole brut à prix bas pour gagner des alliés ». Dans le même temps, il a stigmatisé la chaîne internationale de télévision Telesur, dont le but est de rompre l’hégémonie de CNN sur le continent. Il a affirmé, devant une commission du Sénat, que « le Venezuela est le principal défi à la sécurité hémisphérique », et que la priorité de Washington est d’empêcher à tout prix la réélection de M. Chávez en décembre 2006. Enfin, il a menacé la Bolivie qui « continue à envoyer des signaux ambivalents sur ses intentions » [5].

« La politique étrangère militante » évoquée par M. Negroponte fait référence à la coopération solidaire mise en place par le Venezuela, qui permet à de nombreuses nations pauvres de la région d’acquérir du combustible à des tarifs préférentiels. M. Keith Mitchell, Premier ministre de la Grenade, a signé un accord de coopération énergétique avec le président Chávez qui prévoit la livraison de 1 000 barils de pétrole par jour à 50% du prix du marché. Le Venezuela a également envoyé un groupe de militaires et d’ingénieurs civils à La Grenade pour réparer les écoles endommagées par les divers ouragans. Le modèle d’intégration préconisé par l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), complètement opposé à l’ultralibéralisme ravageur de la Zone de libre-échange pour les Amériques (ZLEA), a fortement irrité la Maison-Blanche [6].

Face aux menaces explicites lancées par l’administration Bush, le Venezuela a décidé de renforcer sa défense en acquerrant des avions militaires espagnols. Cependant, Washington a interdit au gouvernement de M. José Luis Rodríguez Zapatero de fournir des avions militaires dotés de technologie états-unienne à la République bolivarienne, car la vente, d’un montant total de deux milliards de dollars, pourrait « contribuer à la déstabilisation de l’Amérique latine », selon M. Sean McCormack, porte parole du département d’État [7]. Également sollicité à ce sujet, le Brésil a rejeté la demande étasunienne, affirmant qu’il procèderait à la vente de 20 avions au Venezuela [8].

Selon Washington, la vente d’armes au Venezuela risquerait de déstabiliser la région. M. McCormack explique que les « inquiétudes se centrent sur ce que nous considérons être une militarisation exagérée au Venezuela » [9]. Or, l’entreprise états-unienne Lockheed Martin vient de livrer plusieurs avions de chasse F16 au Chili, et prévoit d’en fournir huit autres dans le courant de l’année 2006. Le Chili dispose désormais de la flotte aérienne la plus moderne d’Amérique latine, sans que cela pose un quelconque problème à l’administration Bush, uniquement obsédée par les réformes progressistes entreprises par Caracas [10].

En plus de l’importante acquisition d’armements indispensables à la défense de la nation (100 000 fusils et 15 hélicoptères achetés à la Russie), le président Chávez a décidé de créer une armée d’un million de volontaires pour faire face à une éventuelle invasion militaire du pays par les troupes états-uniennes. Le gouvernement bolivarien a choisi de suivre l’exemple cubain en matière de préparation à la défense. « Pourquoi les Américains ont envahi la moitié du monde et n’ont jamais envahi Cuba ? A Cuba, c’est tout le peuple qui est entraîné à défendre minutieusement le territoire et la Révolution cubaine », a noté M. Chávez [11].

Les États-Unis ont également entrepris un travail d’espionnage et de subversion interne par le biais de leur ambassade à Caracas, afin de déstabiliser le pays de plus en plus conquis par les avancées sociales mises en place par le gouvernement. « Certains officiers de bas rang fournissaient des informations au Pentagone », a informé le vice-président vénézuelien. Un attaché militaire états-unien, M. John Correa, qui avait pris contact avec lesdits officiers, dans le but de conspirer contre les autorités, a été expulsé du pays [12]. Quant aux militaires vénézueliens, ils ont été mis en examen pour collaboration avec une puissance étrangère [13].

En guise de représailles, Washington a déclaré Mme Jenny Figueredo Frías, chef du cabinet de l’ambassadeur vénézuelien Bernardo Alvarez à Washington, persona non grata, tout en admettant qu’il s’agissait d’une mesure arbitraire. « Cette décision est une réponse à la décision […] du gouvernement vénézuelien d’expulser le commandant John Correa, l’attaché naval de l’ambassade des États-Unis à Caracas », a affirmé le porte-parole du département d’État [14]. M. Tony Blair, fidèle et inconditionnel serviteur de l’administration Bush, a fait montre de toute sa subordination envers Washington, lors d’une session hebdomadaire du Parlement britannique. Le député travailliste Colin Burgon interpella le Premier ministre : « Je suis sûr que vous partagez la satisfaction de nombreux députés travaillistes face au virage à gauche enregistré en Amérique latine [avec l’arrivée au pouvoir de] gouvernements qui luttent pour les intérêts de la majorité, et non pas pour ceux d’une minorité ». Puis, l’interrogeant, il continua : « Mais vous seriez d’accord qu’il serait très mauvais pour tous si nous permettions que nos politiques envers ces pays, particulièrement des nations comme le Venezuela, soient définies par l’agenda réactionnaire républicain du gouvernement états-unien » [15]. De manière surprenante, M. Blair répondit : « Jusqu’à un certain point », tentant de justifier son propos en affirmant qu’il était « important que le gouvernement du Venezuela comprenne que s’il veut être respecté par la communauté internationale, il doit respecter les règles de la communauté internationale ». Évidemment, par « communauté internationale », il faut entendre ici « les États-Unis », dont les « règles » sont à appliquer sans discussion. Pour le Premier ministre britannique, la souveraineté de l’Angleterre s’arrête là où commencent les intérêts états-uniens [16].

Les inquiétudes de Washington se centrent actuellement sur M. Hugo Chávez, car il symbolise le renouveau politique en Amérique latine, en destinant les ressources nationales aux couches populaires les plus défavorisées. Le gouvernement vénézuelien vient d’approuver une impressionnante hausse des salaires des fonctionnaires qui va de +34% à +61,8% selon les secteurs, ce qui équivaut à une augmentation moyenne de 47%. Il a également revu à la hausse de 15% le salaire minimum des employés du secteur privé. Depuis 2000, le salaire minimum au Venezuela a été augmenté chaque année de 20% à 30%. Les revenus tirés de la croissance économique, qui s’est élevée à 9,4% en 2005, ont ainsi largement profité à l’ensemble de la population [17].

En guise de comparaison, en France, cinquième puissance mondiale, dont le modèle social est tant vanté, le salaire des fonctionnaires a seulement été valorisé à hauteur de 1% en 2005. Quant aux salaires dans le secteur privé, ils ont enregistré une hausse de à 0,6% en termes réels (hausse de 2,8% moins 2,2% d’inflation). Le « socialisme du XXI° siècle », prôné par le président Chávez, n’est pas prêt d’être appliqué en France, où le gouvernement mène une politique antisociale impitoyable depuis 2002 [18].

De même, un milliard de bolivars a été alloué à la mission « Barrio Adentro III », système de couverture médicale universelle et gratuite créé par le gouvernement. Cette somme permettra d’acquérir 30 932 équipements de santé (ambulances, appareils à bronchoscopie, etc.…). Les fonds en provenance des excédents pétroliers sont ainsi directement investis dans le secteur social [19].

Le système unique de santé mis en place au Venezuela grâce, entre autres, à l’aide de 15 000 médecins cubains, a permis la réalisation de 163 millions de consultations, c’est-à-dire 8 consultations par habitant. La mission « Barrio Adentro I » a sauvé la vie à 31 186 personnes, grâce à la création de 1 012 centres de soins dans les zones les plus pauvres, auxquels s’ajouteront 2 359 autres centres du même type. La mission « Barrio Adentro II » a créé 100 centres de diagnostic intégral (CDI) capables de fournir une attention médicale complète, et 500 autres sont en construction à travers le pays. Enfin, avec la « Mission Miracle » mise en place par Cuba, plus de 176 000 Vénézueliens ayant perdu la vue, suite à un problème de cataracte, ont été opérés gratuitement par les professionnels de l’Île [20].

Quant au chômage, il n’a cessé de baisser passant de 13,2% en juin 2005 à 11,4% en décembre 2005. La politique effective du gouvernement a permis à 367 119 personnes de trouver un emploi [21]. L’Unesco a tenu à souligner les spectaculaires réussites sociales de la Révolution bolivarienne en octroyant à M. Hugo Chávez le Prix international José Martí. Cette distinction récompense les efforts du président en faveur de l’unité et de l’intégration des pays d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que la préservation de leurs identités, traditions et cultures [22].

En effet, le Venezuela fournit du pétrole à des tarifs préférentiels à ses voisins du continent, mais également à certaines zones nord-américaines tels que le Vermont, Maine ou Rhode Island. Les habitants de ces régions, délaissés par l’administration Bush, pourront ainsi acheter du combustible à des tarifs subventionnés à hauteur de 40% par la filiale pétrolière vénézuelienne Citgo. « Cela signifiera des économies de plusieurs millions de dollars », a remarqué Mme Erin Campbell, porte-parole du Vermont [23].

De son côté, le 6 février 2006, le gouvernement Bush a rendu public son projet de budget pour l’année 2007, qui inclut une forte hausse des enveloppes allouées à la Défense, à la Sécurité intérieure et aux Affaires étrangères. Le budget de la Défense bat tous les records avec un montant de 439,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 6,9% par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, les budgets de la Santé, de la Justice et de l’Éducation, entre autres, subissent une baisse drastique. Par exemple, 141 programmes sociaux vont être réduits ou stoppés. Une réduction de 65 milliards de dollars est prévue sur le programme Medicare qui concerne l’attention médicale aux personnes âgées et handicapées. De même, les couvertures retraites sont fortement affectées. Entre Caracas et Washington, deux modèles de société, diamétralement antinomiques, s’affrontent. D’un côté, le bien-être du citoyen est placé au centre du projet national, tandis que de l’autre, la satisfaction du complexe militaro-industriel reste la priorité absolue [24].. Ainsi, pendant que le gouvernement Bush est prêt à tout pour empêcher une nouvelle victoire électorale de M. Hugo Chávez le 3 décembre 2006, le Venezuela continue d’entreprendre des réformes destinées à améliorer le niveau de vie de sa population. Son prestige sur le reste du continent est proportionnel au déclin de l’influence états-unienne. La raison est simple : alors que le Venezuela a alloué 28 milliards de dollars d’aide extérieure à ses voisins en sept ans – une moyenne annuelle de 3,6 milliard de dollars –, les États-Unis ont prévu une diminution massive de leur apport pour l’année 2007, avec une baisse de 28,5% de l’aide au développent pour l’Amérique latine et les Caraïbes, une baisse de 10% pour l’aide médicale, et une réduction de 11% de son financement de l’Organisation des États Américains (OEA). Là encore, deux messages s’opposent : Caracas octroie 3,6 milliards de dollars d’aide annuelle à l’Amérique latine, et Washington prévoit de diminuer leur soutien économique de 1, 2 milliards de dollars [25].

Le gouvernement bolivarien défie avec succès la doctrine néo-libérale, insoutenable d’un point de vue politique, économique et social, ce qui explique le courroux de la Maison-Blanche. Malgré les diverses agressions et menaces émanant du Nord, le président Chávez a fait montre de son ouverture envers Washington : « S’ils font preuve de bonne volonté, nous répondrons de la même manière. Tout peut s’améliorer […] à condition qu’ils respectent notre souveraineté, qu’ils respectent nos décisions ». Mais, il est peu probable que la raison et le dialogue priment au sein de la belliqueuse administration Bush [26].

Salim Lamrani
Chercheur français à l’université Denis-Diderot (Paris VII), spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Dernier ouvrage publié : Washington contre Cuba : un demi-siècle de terrorisme et l’affaire des Cinq, Le Temps des Cerises éd.

1] Pablo Bachelet, « El Pentágono califica a Chávez de desafío a la seguridad de EE.UU. », El Nuevo Herald, 11 février 2006

[2] « Donald Rumsfeld compare le président vénézuelien Chávez à Hitler », Agence France Presse, 2 février 2006.

[3] « Rumsfeld compara a Chávez con Hitler », El Nuevo Herald, 3 février 2006.

[4] « Vicepresidente venezolano dice que Bush es el ‘Hitler de EEUU’ », El Nuevo Herald, 3 février 2006.

[5] « Le président Hugo Chávez expulse un attaché militaire américain à Caracas », Marie Delcas, Le Monde, 4 février 2006.
« Negroponte acusa a Chávez de injerencia en otros países », El Nuevo Herald, 2 février 2006.

[6] « Venezuela enviará 1.000 barriles diarios de petróleo a Grenada », El Nuevo Herald, 17 février 2006.

[7] « Spain’s Planes for Chávez Can’t Use U.S. Components », Phil Gunson et Pablo Bachelet, The Miami Herald, 14 janvier 2006.
« Les États-Unis bloquent une vente d’avions espagnols à destination du Venezuela », par Arthur Lepic, Voltaire, 16 janvier 2006.

[8] « Embraer vendería aviones a Venezuela pese a la oposición de EE.UU. », El Nuevo Herald, 20 janvier 2006.

[9] « EEUU : Venezuela quiere milicia de un millón de civiles », Nestor Ikeda, El Nuevo Herald, 20 janvier 2006.

[10] « La nueva flota chilena recibe potentes aviones de caza F16 », El Nuevo Herald, 1er février 2006.

[11] « Chávez dice que seguirá ejemplo cubano con EEUU », El Nuevo Herald, 17 janvier 2006

[12] « Officers Accused of U.S. Contact », Associated Press, 26 janvier 2006.

[13] « Chávez : ‘los tenemos infiltrados’ », BBC Mundo, 31 janvier 2006

[14] « Se agrava la crisis entre Caracas y Washington », El Nuevo Herald, 4 février 2006.

[15] « Chávez acusa a Blair de ‘inmoral’ », El Nuevo Herald, 9 février 2006.

[16] Ibid.

[17] « Incrementan salarios de empleados públicos en Venezuela », El Nuevo Herald, 13 février 2006.

[18] « Salaires de base dans le secteur privé et dans la fonction publique d’Etat, troisième trimestre 2005 », INSEE Conjoncture, 10 janvier 2006, n°14

[19] Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente aprueba casi Bs. 1 millardo para Barrio Adentro III », 5 février 2006.

[20] « Chávez : Barrio Adentro consolida Sistema Único Nacional de Salud », Agencia Bolivariana de Noticias, 5 février 2006.

[21] « Baja desempleo en Venezuela », El Nuevo Herald, 10 février 2006.

[22] « Recibe Hugo Chávez en La Habana Premio Internacional otorgado por la UNESCO », Granma, 3 février 2006. (site consulté le 4 février 2006).

[23] « Vermont se apresta a comprar petróleo barato a Venezuela », El Nuevo Herald, 19 janvier 2006.

[24] « Budget 2007 : George Bush veut réduire les dépenses sociales au profit de la défense », Le Monde, 6 février 2006.

[25] « Chávez Making Friends While Bush Earning Enmity », Andres Oppenheimer, The Miami Herald, 9 février 2006.

[26] « Chávez pide respeto para cambiar relación con EEUU », El Nuevo Herald, 10 février 2006


domingo, febrero 26, 2006

Me encanta ganarle asi al Madrid, lastima por el racismo en España

Triunfo amargo del Barcelona
BBC Deportes resume la acción de las principales ligas europeas.

ESPAÑA

Ronaldinho intenta convencer a Eto'o de que no abandone el partido
Eto'o sólo decidió seguir jugando, después de ser persuadido por sus compañeros de equipo.

En un partido que quedará en el recuerdo por el intento del camerunés Samuel Eto'o de abandonar el campo por los continuos cánticos racistas en su contra, el Barcelona ganó 2-0 en su visita al Real Zaragoza con tantos del brasileño Ronaldinho y el sueco Larsson.

Luego de su victoria, el conjunto catalán tiene ocho puntos de ventaja sobre el Valencia, que cedió un empate 1-1 en casa ante el Getafe, y diez más que el Real Madrid, que cayó 2-1 en el estadio del Mallorca.

La victoria balear, propiciada por tantos del argentino Leonardo Pisculichi y del venezolano Juan Arango, puso fin a la seguidilla de seis triunfos del conjunto merengue y sacó al conjunto de casa de la zona del descenso.

El Osasuna también tropezo al caer 2-1 ante el Deportivo La Coruña.

sábado, febrero 25, 2006

Clooney: "No soy un traidor"

No hay derecho a discrepancia en EEUU?

Clooney: "No soy un traidor"
BBC
George Clooney
Clooney es uno de los actores más cotizados del momento.

El célebre actor de Hollywood, George Clooney, se quejó del tratamiento que le da la prensa de Estados Unidos, donde algunas publicaciones lo han llamado "traidor" a su patria.

Clooney, conocido como un crítico prominente del gobierno del presidente George W. Bush, dijo a la BBC que había sido duramente criticado en la prensa de ese país por su férrea oposición al actual conflicto en Irak.

Ha denunciado que una revista llegó al extremo de publicar una foto suya en la portada, cubierta con el rótulo de "traidor".

Dos de las películas en las que actúa están nominadas para el Oscar.

Preguntas a la guerra

Ambas películas contienen mensajes políticos polémicos.

He sido atacado en la prensa estadounidense como un traidor a mi país porque dije que deberíamos hacernos preguntas antes de ir a la guerra
George Clooney

Good Night, and Good Luck recuerda las persecuciones políticas a presuntos comunistas estadounidenses por el senador Joseph McCarthy en la década de 1950.

Syriana discute el papel de la industria petrolera en la política exterior estadounidense.

"He sido atacado en la prensa estadounidense como un traidor a mi país porque dije que deberíamos hacernos preguntas antes de ir a la guerra", dijo a la BBC.

Voz de oposición

George Clooney
Varios actores estadounidenses han criticado la política externa de su país.

Clooney dijo que ambas películas fueron deliberadamente sutiles y diseñadas para no forzar un mensaje político a la audiencia.

"Sólo porque criticas a Exxon no quiere decir que pienses que no debería haber compañías petroleras", dijo.

"Sólo significa que quieres que la gente asuma sus responsabilidades", agregó.

Admitió, sin embargo, que ni Syriana ni Good Night and Good Luck son películas demasiado optimistas.

Pero, al menos, concluye el actor, "quiero poder decir en 25 años que esto es en lo que creíamos".

miércoles, febrero 22, 2006

Una neperada con Saramago...



Para que se rian un poquito, les cuento una de esas que mis amigos llaman neperadas...
Fue en el salon del libro en Paris 1999, me voy con Claudia, y una de las estrellas invitadas es nada menos que José Saramago, Premio Nobel de Literatura 1998 (el salon estaba dedicado a Portugal).
Pues, nos ponemos a hacer una colita mas o menos larga para que Saramago nos autografiara los libros que habìamos comprado. En esa época yo me las daba de que hablaba y entendìa el Portugues, gracias a mi juntilla con amigos brasileiros, y me compré el libro: O Evangelio segundo Jesuscristo, que quiere decir: El Evangelio segùn Jesucristo, pero en Portugués.
Ya en la cola comienza mi primera anecdota, y es que me agarra una periodista, nada mas y nada menos que a mi, he aquì el dialogo:

P- Cree ud. que la narrativa latinoaméricana ha influenciado a Saramago?

y yo en mi ignorancia (gracias a la cultura que me dieron los gobiernos adecos y copeyanos, cero comunistas como Saramago, no sabìa yo antes quien era ese tipo!!!)
le respondo:
LM:Mire, me va a preguntar a mi eso?, porque no le pregunta eso mejor a Saramago que està allì mismito!!!?

Plof! La cara de la periodista era todo un poema!!!!

Luego me toco Saramago quien me preguntò como me llamaba, y le respondì en Venesileiro perfecto. En ese mismo idioma le pregunto a Saramago si puede firmarme el libro, y este me pregunta en perfecto Castellano (el tipo vive en Lanzarote, Islas Canarias, Africa):

TU ERES VENEZOLANO, VERDAD?


PLOF!

martes, febrero 14, 2006

San Valentin: Una barrabasada!!!

Me gustas cuando cagas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que una plasta te cerrara la boca.

Como todas las cosas están llenas de mierda
emerges de las cosas, llena de mierda mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi karma
y te pareces a la palabra melancolíca. (de còlico)

Me gustas cuando cagas y estás como distante.
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza:
déjame que me cague con el silencio tuyo.

Déjame que te defeque también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo.
Eres como la noche, cagada y estreñida.
Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.

Me gustas cuando cagas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si olieras a muerto.
Una palabra entonces, una sonrisa bastan.
Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.




Por favor, no me maten, es solo humor negro!!!!
, muy negro!

jueves, febrero 09, 2006

Romance Bush BlairEsto esta buenisimo!!!!
Lo recomiendo ampliamente, ademas, a la moda!!!

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In your eyes

Congreso de EE.UU. modifica Wikipedia

Congreso de EE.UU. modifica Wikipedia
Matthew Davis
BBC

La enciclopedia en línea Wikipedia acusó al personal del Congreso de Estados Unidos de haber cambiado las biografías de algunos políticos.

Logo de Wikipedia.
Wikipedia informó que se habían modificado las biografías de una docena de senadores.
El sitio informó que computadoras del Capitolio eliminaron hechos inaceptables de artículos que hablaban de senadores, mientras que otras entradas fueron víctimas de "vandalismo".

El escándalo aumentó después de que el demócrata Marty Meehan admitiera que había "pulido" su biografía. Una confesión originó una investigación sobre el caso.

Wikipedia es un sitio en Internet que es producido por los lectores, quienes añaden entradas y editan cualquier página. Lo que la ha convertido en toda una referencia en línea.

Al echar un vistazo a la historia de ediciones hechas en Wikipedia, los investigadores obtuvieron los números del protocolo de las computadoras relacionadas al Senado de EE.UU. y detectó los cambios que había hecho en las páginas en línea.

Datos "mejorados"

De acuerdo con el sitio, una docena de biografías de personajes prominentes fueron modificadas desde computadoras del Senado, incluyendo la del senador por Minnesota Norm Coleman.

Ellos tienen una herramienta de edición para que se puedan corregir las imprecisiones
Erich Mische, jefe de personal del senador Coleman
La oficina de Coleman confirmó que su personal ha hecho algunos cambios a su historial que hay en Internet.

En donde había sido descrito como "liberal" en la universidad, fue cambiado como "activista".

También borraron el dato que decía que Coleman había votado a favor de Bush el 98% de las veces en 2003, a pesar de que un año antes se había hecho campaña como un moderado.

El jefe de personal del Coleman, Erich Mische, dijo que las ediciones se hicieron para corregir algunas inexactitudes y para borrar otras informaciones que no reflejaban al político.

"Ellos tienen una herramienta de edición para que se puedan corregir las imprecisiones", le dijo Mische a la agencia de noticias AP.

Vandalismo

Pero no fueron sólo los casos de senadores que se ocuparon de mejorar sus biografías. Wikipedia también denunció actos de vandalismo.

Jimmy Wales, fundador de Wikipedia.
Wikipedia sostiene que habría que preguntarse si es ético editar una nota en donde hayan intereses.
Ejemplo de ello fue la edición que se hizo a la biografía de Tom Coburn, de Oklahoma, quien fue falsamente acusado de haber sido votado como "el senador más fastidioso".

Wikipedia sostiene que esta controversia pone sobre la mesa la interrogante de si es ético o no que la o las personas que tienen intereses en un tema puedan editar su contenido.

Agregó que por algún tiempo, la red de computadoras del Congreso han sido bloqueadas para editar debido a contribuciones inapropiadas que ha hecho al sitio.

Bush también

El artículo sobre el presidente George W. Bush ha sido alterado tantas veces -no sólo desde el Congreso- que los monitores voluntarios de Wikipedia han eliminado la posibilidad de editar.

La enciclopedia en Internet Wikipedia fue fundada en 2001 y desde entonces ha crecido a más de 1,8 millones de artículos en 200 idiomas. Unos 800.000 artículos son en inglés.

Utiliza la tecnología wiki que permite la edición de sus contenidos por parte de cualquier usuario desde su ordenador. Además, todos sus contenidos son libres en lo referente a su uso y a su edición.

En diciembre de 2005, un estudio realizado por la revista Nature reveló que Wikipedia es casi igual de precisa en temas científicos como la Enciclopedia Británica.

miércoles, febrero 08, 2006

Margaret Thatcher, el musical

Margaret Thatcher, el musical
BBC
Una obra musical basada en la vida y la carrera política de la ex primera ministra del Reino Unido, Margaret Thatcher, subirá próximamente a los escenarios británicos.

Thatcher, el musical
Serán diez actrices las que interpreten la vida de la baronesa Thatcher.
Diez actrices llevarán a las tablas el personaje de la ex premier conservadora, de 80 años de edad, quien gobernó Gran Bretaña entre 1979 y 1990.

En la obra se reflejarán momentos de su vida, como su ascenso desde la hija de un tendero hasta la primera mujer en ostentar el cargo de premier en la historia británica.

Se recrearán igualmente episodios de la carrera política de la baronesa Thatcher, entre ellos la Guerra de las Falklands o Malvinas, su salida del poder y la huelga de los mineros de 1984.

"Thatcher, el musical" es producido por la compañía femenina Teatro Foursight, que tiene en su haber piezas como Seis Reinas Muertas y Un Inflable Henry.

La directora de Teatro Foursight, Naomi Cooke, dijo que la obra "nos recordará un período fascinante y controvertido de nuestra historia política, el cual todavía influye en nuestras vidas".

Agregó que la pieza es "provocativa", pero que no espera "denigrar ni glorificar" el legado de la Dama de Hierro.

sábado, febrero 04, 2006

¿Legal o ilegal? Ganas de Joder!

¿Legal o ilegal?

Imagen satelital del complejo de enriquecimiento de uranio, Natanz, que Irán construyó en secreto.
El complejo de enriquecimiento de uranio, Natanz, fue construido en secreto.
La controversia generada por el programa nuclear de Irán se encuentra en un punto álgido.

Países como Estados Unidos y algunos miembros de la Unión Europea sostienen que el Consejo de Seguridad de Naciones Unidas debería imponer sanciones. Otros, como Rusia y China, han favorecido más la diplomacia, aunque finalmente se inclinaron por referir a Irán a la ONU.

BBC Mundo le ofrece la visión del experto en temas de seguridad mundial Peter Stania, director del Instituto Internacional para la Paz, en Viena.


¿Qué de malo ha hecho Irán?

De momento nada. Sobre el tema del desarrollo de posibles armas nucleares, hasta ahora, nada.

Entonces, ¿su posición es legal o ilegal?

La posición de Irán es legal, aunque rompió los acuerdos con la Unión Europea.

En todo caso, siempre ha estado al borde entre violar y no violar la ley.

Los acuerdos lo comprometían a seguir en las conversaciones sobre lo que se va a hacer en el contexto de un desarrollo de uranio enriquecido.

Pero también tenía el derecho de reanudar su programa nuclear.

En 2003 se descubrió que Irán había desarrollado un programa nuclear durante 18 años. ¿En ese momento estaba en violación del Tratado de No Proliferación Nuclear (TNP)?

Según el derecho internacional, no. Irán siempre estuvo en línea con los acuerdos.

Todos los países signatarios del TNP tienen el derecho de desarrollar energía nuclear para uso pacífico.

Irán no estaba obligado a decirlo. Sólo a partir del momento en que un país quiera desarrollar su tecnología con fines bélicos, entonces sí.

¿Por qué Irán quiere desarrollar su capacidad nuclear?

Lo que dice es que quiere hacerlo con fines pacíficos, tal como otros países también lo hacen.

Esto no va en contra de ninguna ley internacional, siempre que el organismo de la ONU -la OIEA (Organismo Internacional de Energía Atómica) aquí en Viena- pueda controlarlo.

Y si la OIEA no lo puede controlar, entonces sí sería una violación de los tratados existentes.

¿Por qué necesita Irán desarrollar su capacidad nuclear con fines pacíficos si tienen enormes reservas de gas y petróleo?

Es parte de un juego político y de negociación. Es una manera de advertir a los demás de que está en condiciones de desarrollar armas nucleares, aunque en este momento no lo vaya a hacer.

¿Y por qué está Occidente tan preocupado?

Porque existe la posibilidad técnica de que en un momento dado, este desarrollo para el uso pacífico pueda usarse para la creación de una bomba. Y eso se quiere evitar.

A esta preocupación se añaden los recientes comentarios del presidente iraní, que nos toca cerca en Alemania y Austria, negando que se produjo el holocausto.

La tecnología para las armas nucleares, ¿es la misma tecnología que se usa para fines pacíficos?

No, completamente diferente. Lo que es similar es que en ambos casos se necesita un cierto desarrollo de uranio enriquecido.

Este uranio enriquecido se podría usar, por un lado, para armas y, por otro, para fines pacíficos. Pero la tecnología es diferente.

Entonces, ¿por qué la comunidad internacional se concentra en Irán, que no ha hecho nada ilegal, que no se ha retirado del Tratado, mientras Corea del Norte se ha retirado del Tratado y dice que sí tiene armas nucleares?

Porque Irán está un en una zona explícitamente peligrosa, con un millón de problemas en cuanto a seguridad, en cuanto a la convivencia de los pueblos.

También por el efecto que tiene esa falta de seguridad en el resto del mundo.

Corea del Norte y la región, entretanto, están más o menos seguros.

¿Hay algún país que esté en violación del TNP?

Oficialmente, no. Con la excepción de Corea del Norte, donde no se sabe a ciencia cierta si tiene armas nucleares.

¿No se supone que las potencias nucleares se comprometían a reducir su arsenal nuclear? ¿Lo están haciendo?

No lo están haciendo. Por el contrario, están desarrollando nuevos sistemas.

Y es irónico que las potencias pidan al resto del mundo que se comporte de una manera determinada.

Pero no están incumpliendo el Tratado, porque ya tenían las armas antes de la firma del documento.

Sus acciones todavía están dentro del marco de lo acordado.

¿Qué pasa con países como India, Pakistán y presuntamente Israel que tienen capacidad nuclear?

Nadie les impidió desarrollar su capacidad nuclear.

En el caso de Israel, hubo mucha discusión pero no se hizo nada.

Además Israel está muy protegido por Estados Unidos. Y este país suele decir que tiene que proteger su territorio del resto de la región.

En el caso de India, no se tomó en cuenta esta situación y se cree que sólo en caso de que Pakistán tomara nuevas medidas, se haría algo.

¿Se puede repetir con Irán una situación similar a la que se vivió con Irak antes de la invasión?

No creo, porque Irán está en una posición muy diferente.

No hay oposición fuerte en Irán y la situación ha cambiado con las últimas elecciones.

En el tema nuclear, el presidente tiene mucho apoyo popular.

¿Irán pudo desarrollar armas nucleares de manera secreta o no?

No creo, porque hay medios técnicos para observar eso. Muy improbable.

También, porque Naciones Unidas y potencias como Estados Unidos y Rusia hubieran podido detectar eso.

Una de las opciones que se maneja es imponer sanciones contra Irán. ¿Se puede conseguir algo con esto?

Las sanciones siempre son un arma de doble filo.

Los que pagan en general suelen ser la gente pobre, mientras que los que detentan el poder no se ven afectados.

¿Qué opciones existen con Irán?

Seguir negociando y dándole la posibilidad de desarrollar tecnología nuclear para uso pacífico.

Y también darle una garantía de seguridad, de que nunca sería atacado.

¿Existe la posibilidad de que en algún momento la comunidad internacional le permita a Irán desarrollar su capacidad nuclear, como Irán quiere?

No creo que la cuestión es permitir o no. Si Irán quiere, lo va a hacer.

¿Es la guerra una opción a largo plazo?

Improbable. Lo que sí puede suceder es que se intenten destruir los lugares donde se desarrolla la tecnología con bombardeos aéreos.

Pero eso sería la última posibilidad.

Una guerra, como en el caso de Irak, no creo que sea una opción porque sería casi imposible hacerla.