domingo, octubre 15, 2006

En plus violeur!!!

La police accuse le président israélien Moshe Katsav de viol
REUTERS : Dimanche 15 octobre 2006 - 22:28

par Allyn Fisher-Ilan

JERUSALEM (Reuters) - Israël a annoncé dimanche que sa police avait rassemblé un certain nombre de preuves étayant des accusations de viol contre le président israélien Moshe Katsav.

Katsav, dont le mandat est principalement honorifique, a toujours démenti ces accusations en se disant victime d'un "lynchage public sans procès ni enquête".

Mais le ministère israélien de la Justice et la police nationale se sont fendus dimanche d'un communiqué commun accusant clairement le président.

"Nous avons un commencement de preuves portant sur plusieurs incidents qui impliquent plusieurs femmes qui travaillaient sous son autorité, au cours desquels le président a perpétré des crimes de viol, d'agression sexuelle", peut-on lire dans le communiqué

Katsav est par ailleurs soupçonné d'avoir "enfreint une loi contre les écoutes", poursuit ce communiqué, qui résume les conclusions d'une enquête qui a duré plusieurs semaines.

De source proche de la police, on a précisé que Katsav, 60 ans, était accusé d'avoir installé des micros pour surveiller les conversations téléphoniques de ses employés.

"LE PRESIDENT DOIT DEMISSIONNER"

Le procureur général israélien, Menachem Mazuz, devra décider de la mise en inculpation éventuelle du président. Il ne devrait pas rendre sa décision publique avant deux semaines, a-t-on précisé de source politique.

Né en Iran et, marié et père de cinq enfants, Katsav bénéficie d'une immunité qui le prémunit de tout procès pendant son mandat, à moins que la Knesset ne mène à bout une procédure d'impeachment. Il est président depuis 2000.

Son éventuelle inculpation n'aurait probablement aucune conséquence politique.

Mais ce scandale n'est pas le seul à éclabousser la vie politique israélienne. Le ministre de la Justice Haïm Ramon attend son propre procès. Il est accusé d'avoir embrassé de force une collaboratrice. Le gouvernement essuie par ailleurs de nombreuses critiques pour sa gestion de la guerre au Liban.

Des voix se sont élevées pour réclamer le départ de Katsav, malmené par cette affaire depuis août.

"Le président doit démissionner", a ainsi estimé à la télévision le ministre israélien de l'Education, Yuli Tamir. "S'il ne le faisait pas, un processus serait enclenché pour l'obliger à le faire".

Plusieurs élues de la Knesset ont par ailleurs menacé de boycotter lundi l'ouverture de la session parlementaire d'hiver si Katsav y assiste. /JCL

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